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Trop chaud ou trop d’eau, c’est l’occasion de passer à l’action!

inondation plan d'adaptation
« Je suis allé acheter un climatiseur pour la première fois ! » m’a avoué un ami qui vit au Saguenay. Cette remarque, qui paraît anecdotique, illustre en fait la vague de chaleur qui a traversé le Québec cet été. Un peu partout au pays, les records de température ont été battu, que ce soit à Rouyn-Noranda, à Val-d’Or, à Saguenay ou à Rimouski. Les conséquences sont malheureusement très concrètes : on compte 53 décès liés à la chaleur sur l’île de Montréal rien que pour les 10 premiers jours de juillet 2018.

D’autres conséquences sont déjà bien présentes. Par exemple la maladie de Lyme est en nette augmentation au Québec, avec un doublement des cas en 2017 par rapport à 2016 à Montréal. De son côté, la Colombie Britannique a décrété l’état d’urgence pour venir à bout des 566 feux de forêts qui la parcourent d’une bout à l’autre (voir notre blogue).

Le constat est le même ailleurs : l’Organisation Météorologique Mondiale a passé en revue les événements marquant du mois de juillet et énumère les villes qui ont connu des températures extrêmes. Que ce soit, en Europe, au Japon ou aux États-Unis, la liste n’en finit plus.

C’est ainsi tout l’hémisphère nord qui a connu un sérieux coup de chaud. Depuis longtemps les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Une étude récente montre d’ailleurs que nous approchons d’un point de rupture. C’est à peine surprenant sachant que les émissions mondiales de gaz à effet de serre continue d’augmenter, malgré les promesses faites lors de l’Accord de Paris en 2015.

La canicule de l’été 2018 restera donc dans l’esprit de tous au même titre que les inondations de 2017. Que nous réserve l’année prochaine ? Et celle d’après ? Dans un dossier spécial, La Presse nous propose une projection de ce à quoi pourrait ressembler le climat du Québec en 2050. Ce dossier a le mérite de mettre en lumière de façon assez concrète les conséquences des changements climatiques pour chacun d’entre nous. Pour le moins qu’on puisse dire, c’est très inquiétant, car ce Québec-là est « méconnaissable ».

Alors que faire ? Puisque rester les bras croisés ne semble pas être une solution efficace, de nombreuses organisations se relèvent les manches. Parmi elles, les municipalités ne sont pas en reste. On peut d’ailleurs consulter les projets qu’elles ont mis en place, autant sur le sujet de l’adaptation que sur celui de l’atténuation (la réduction des émissions de GES).

Nombre d’entre elles ne dispose pas des ressources nécessaires. C’est pourquoi les gouvernements du Québec et du Canada ont mis à disposition des financements, que ce soit le programme Climat Municipalités 2 ou le programme Municipalités pour l’Innovation Climatique.

Sachant que ces financements sont disponibles pour un temps limité (ils prennent fin les 5 et 12 octobre respectivement), c’est le moment idéal pour déposer une demande. Que vous soyez citoyen(ne), employé(e) d’une municipalité ou élu(e), demandez à votre conseil municipal de mettre en place un plan d’adaptation et un plan de réduction des émissions de GES. Il n’y a aucune bonne raison pour ne pas agir, car c’est de votre qualité de vie qu’il s’agit. Et plus tôt on agit, plus on a de change de conserver pour les années à venir un Québec « reconnaissable ».

Voir l’article complet dans La Presse +

De Pascal Geneviève, Directeur général, Groupe Conseil Carbone

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